Ici à présent >> 19-aout-1988.skyrock.com

# Posté le samedi 17 janvier 2009 08:49

Serge Lauer10 Octobre 1962 - 06 Janvier 2009

Serge Lauer10 Octobre 1962 - 06 Janvier 2009
.

Je t'ai demandé de me comprendre, de me laisser en paix et de ne plus m'approcher. Les larmes ont bien trop coulé, les reproches ont toujours été trop présents dans notre vie. Pour un acte de pur égoisme, tu as détruit quinze ans de ma vie, tu as gaché le reste de la tienne car à présent, hO toi mon chèr père, tu ne me reverras plus. Le manque est présent, surtout pendant cette période où, d'ici huit jours tu fêteras tes quarante six ans. Tout comme la fête des pères, ton anniversaire, je ne te le souhaiterai pas. Vas tu donc une fois de plus envahir mes rêves, mes cauchemars du moins ? En ce 10 Octobre 2008, je devrai te dire " tu es à présent bien plus proche de ta cinquantième année que la quarantième " accompagné d'un petit sourire espiègle. Ces quelques mots ne resonneront pas dans la pièce au moment des cadeaux, les bougies seront soufflés sans mon regard attendrit sur toi.
Toi mon père, toi mon héros d'enfance, toi mon modèle te decideras tu un jour à changer ? Toi que j'ai tant aimé, comment puis je aujourd'hui ne ressentir envers toi, que haine, dégout, repugnance et colère ? Sois malgrès tout heureux. Je ne souhaite de malheur à personne, l'ayant trop connu durant ces neuf dernières années. Merci pour ça. Je suis ce que je suis aujourd'hui grâce ou à cause de toi ....

Comme je l'ai dit precedemment ce texte date du début octobre 2008.
Trois mois après te voilà ici à coté de moi, sans regard, ni souffle. Je suis la idiote condamnée à regretter le passé.. Toi la, Moi ici, sans un mot, sans un bruit, cela me rapelle nos conversations d'antan, faites de silence.. Il n'y aura plus le téléphone comme temoin de notre haine ancienne. Toi mon paternel, qui étais tu vraiment ?
A dire non pour le principe, mais oui pour s'en pardonner.
Toi que je ne connais plus mais que je reconnnais aujourd'hui, moi qui ai l'âme désenchanté mais l'allure hostile a tous sentiments, je suis ici bien obligée de te désobeir.
On aurait dû aller ensemble chez Ikea s'acheter une grande commode pour y ranger notre fierté ou chez Mcdo pour bouffer notre passé.

Justement j'y viens...Que s'est t'il passé ?

Au fond cela n'a plus grande importance. Le crédit que l'on accorde a tout cela est finalement bien ridicule devant ce qu'il se passe aujourd'hui.
Ton caractere bon ou mauvais, toi qui aimais les surprises et par dessus tout en faire, je viens me pardonner ici de te voler la vedette. Oui je suis là, à te pleurer, à te regretter et te dévisager avec tendresse et douceur.
Tu ne t'y attendais pas n'est ce pas ?
Je suis ta fille, ton sang et désormais ton pardon.
Tu es mon père, mon éducation et désormais absent.

Ne repose pas en paix, continue a faire chier ton monde cela me fera sourire. Compose ta nouvelle vie, ta deuxieme en somme je te rejoindrai un jour, soit en certain.
Ce jour là, s'il te plait souris moi et embrasse moi le front comme à ton habitude.

Je ne voulais pas terminer tout ça comme "tout le monde" aurait eu l'idée de le faire, puisque toi comme moi aimons l'originalité mais ai-je le choix ? Je termine donc sur ces quelques mots que malheureusement tu n'as pas assez entendu durant les quarante six ans qui ont fait ta vie ...

Merci papa, Je t'aime







( Ecrit par Demerde dit Jerem de Breme & Charlène Lauer Iriti )

Jeudi 08 Janvier 2009






# Posté le mardi 06 janvier 2009 13:24

Modifié le jeudi 15 janvier 2009 07:04